Un survival horror sympa mais sans plus

Tu le sais maintenant, les survival horror, les jeux qui font peur, les jeux qui te font faire caca dessus, c’est clairement ma came. Alors comment te dire que lorsque j’ai eu l’opportunité de tester le nouveau jeu du studio Camel 101 : Those Who Remain, je n’ai pas hésité une seule seconde. Je remercie d’ailleurs Just for Games pour l’envoi du jeu (j’ai testé la version Xbox One). Je n’avais pas suivi l’actu du jeu, c’était une totale découverte, dans de très bonnes conditions pour le découvrir ! Après une dizaine d’heures, j’ai fini le jeu (du moins une première fin) et c’est donc le moment de t’en parler. J’ai kiffé ou pas ce Those Who Remain ? Verdict tout d’suiiiiite !


Tu veux une histoire qui fait peur ?

Le début d’une histoire chelou

Commençons par l’intrigue et le scénario de ce Those Who Remain si tu le veux bien, c’est un point très important dans un survival horror afin d’être bien captivé. On y incarne un homme, Edward, qui se rend dans une petite ville du nom de Dormont, afin de mettre un point final à une relation d’adultère avec une certaine Diane (pas bien Edward). Direction le point de rendez-vous, un motel paumé, on rentre dans la fameuse chambre, et là, pas de Diane, juste un petit mot. Et à partir de là, les choses vont se compliquer petit à petit… Je ne vais pas rentrer davantage dans les détails afin de te laisser la surprise, mais l’histoire de ce Those Who Remain, à l’allure classique, va se transformer afin de devenir une intrigue d’horreur psychologique avec flash-backs, visions, esprits et tout le trinlinlin.

Un scénario qui va mettre du temps à se dévoiler, même un peu trop de temps je trouve, à tel point qu’à la fin du jeu, j’avais oublié comment le jeu avait débuté et quel était l’enjeu de base haha. Tu l’auras compris, l’intrigue de ce Those Who Remain, c’est pas le gros point fort du jeu.


Techniquement, c’est correct

Très sympa les lustres au plafond…

Pour rappel, j’ai eu l’occasion de tester la version Xbox One (le jeu est disponible également sur PC, PS4 et Nintendo Switch), les screens que tu vois dans ce test viennent de celle-ci. Et comme tu peux le constater, Those Who Remain, comme un bon survival horror qui se respecte, joue sur les nuances sombres, avec les ombres, le faible éclairage, le gris etc… Un aspect réaliste, cinématographique mais qui a quelques lacunes, qui fait beaucoup moins bien que d’autres jeux du même style, j’pense aux productions du studio Bloober Team (Layers of Fear, Blair Witch etc…). Techniquement, c’est pas joli, mais c’est pas vilain non plus. Une direction artistique qui laisse à désirer à certains moments (le design des personnages omg), mais qui a réussi à me surprendre parfois, notamment avec quelques zones et décors qui ne m’ont pas laissé indifférent.

On s’croirait dans Jeepers Creepers haha

J‘ai rencontré quelques soucis techniques aussi, des bugs de collision, et de nombreux crashs qui m’ont obligé à redémarrer la console, c’est relou. Mais à part ça, pour le reste, le jeu est correct graphiquement, ça fait le taf. Gros + pour les jeux de lumière (néons, la lune, lampadaires…) très jolis à certains endroits du jeu. En revanche, il y a quand même quelques trucs qui m’ont interpellés, je dois te l’avouer, la traduction FR qui est parfois très mal foutue, l’aspect vraiment pas ouf des monstres que tu rencontreras, ou encore l’ambiance sonore, pas hyper emballé par les musiques ou les bruitages, mais ça, ce n’est qu’une question de gout, toi-même tu sais.


De bonnes idées pour la plupart mal exploitées

Attention à l’obscurité…

Il est temps de parler du plus important dans un jeu tel que Those Who Remain, son gameplay. Edward va devoir parcourir de nombreux endroits (maison, magasin, station-service etc…) sans armes, rien du tout. Enfin rien, si quand même, il va devoir s’aider de la lumière, essentiel pour ne pas être tuer par de vilains montres aux yeux brillants qui se cachent dans l’obscurité. En clair, Edward ne doit surtout pas se retrouver dans une zone sombre, sinon c’est la mort. Alors on va faire péter la facture d’EDF dans ce Those Who Remain parce qu’on va allumer tous les interrupteurs pour faire fuir les monstres, allumer les générateurs, s’aider de la lumière de la lune et j’en passe. Un jeu qui m’a fait penser à Alan Wake dans la manière de jouer, mais qui est très loin de celui-ci.

Tu vas pardonner ou tuer ?

Surprenant les premiers instants, on se prête vite au jeu, mais tu verras, ce gameplay devient tellement répétitif à la longue. Heureusement que quelques énigmes par-ci par-là vont venir corser la chose,afin d’ajouter un peu d’intérêt à la chose. Il n’y à qu’à la fin du jeu ou là, Those Who Remain nous propose une approche différente, mais c’est bien trop tard. En plus de résoudre quelques puzzles et de rester un maximum à la lumière, Edward va devoir faire des choix, et oui, le jeu te propose plusieurs fins, selon les choix que tu auras effectué, si tu as choisis d’épargner une personne ou de la tuer, donc possibilité de refaire le jeu afin de voir ce qui change, perso j’ai eu la good ending je m’arrête là haha. Bref, il y avait du potentiel mais j’ai trouvé ça mal exploité, vraiment dommage pour le coup.


Ça manque de frisson quand même

Et les phases d’infiltration n’aideront en rien

Ce que j’attends d’un survival horror, et bien tout bêtement c’est qu’il me fasse un minimum peur, un petit sursaut, une petite crotte au fond de mon boxer, et bien ce n’est jamais arrivé avec Those Who Remain. Après ça dépend de la sensibilité de chacun on est d’accord, vu que je suis rodé et que je connais quand même pas mal les ficelles de ce genre de jeu, forcément, ça joue. Mais quand même, c’est dommage. On a davantage affaire à un walking simulator aux allures psychologiques qu’à un pur jeu d’horreur. Je n’ai pas été très convaincu, pourtant le gameplay avait tout pour me plaire, avec la lumière VS obscurité, les énigmes, les phases d’infiltration. Mais une fois l’effet de surprise passé, je parcourais les zones sans pression, quand Flavien passe tu t’écartes, c’est comme ça.


Conclusion : mouais, c’était pas folichon

Un survival horror sympa mais sans plus

À toi de te faire ton propre avis maintenant, c’est toujours mieux, peut être que Those Who Remain arrivera à te combler plus que moi, c’est tout ce que je te souhaite. En tout cas, sur Xbox One, ça fonctionne niquel, j’ai eu des échos de quelques lags sur la version PS4, à confirmer. Un survival horror qui aurait pu être bien meilleur si le gameplay était mieux exploité, mais malgré tout, ça reste quand même sympa à parcourir (faut compter 7h/10h pour le boucler). Et pour les plus motivés, je le rappelle, il y a plusieurs fins disponibles, ça c’est toi qui voit. Disponible à petit prix, Those Who Remain est divertissant le temps de quelques heures, un jeu « one shot » sympathique, avec quelques bonnes idées mais qu’on oubliera sûrement très vite une fois terminé.

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2 thoughts on “[TEST] Those Who Remain, un survival horror qui n’a rien d’effrayant

  1. J’y jouerai sans doute à l’occasion. Je ne m’attends pas à des monts et merveilles mais le jeu semble tout de même faire le café sur certains points, et ça pourrait m’intéresser. Merci pour ton test !

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