Il est temps de vous donner mon avis sur Kingdom Come : Deliverance, RPG médiéval de Warhorse Studio qui fait beaucoup parler en ce mois de février. En effet, accusé de racisme à cause de l’absence de personnages de couleur, ou encore moqué à cause des nombreux bugs recensés, Kingdom Come : Deliverance n’a pas eu une minute de répit. Pourtant, malgré toutes ses remarques et toutes les critiques sur le net, j’ai pris le temps de le tester pour me faire ma propre opinion. Parce que bon, écouter les gens c’est bien, mais se faire son avis sur la question, c’est mieux. Et c’est fait, je sais désormais ce que j’en pense. Je n’ai pas terminé le titre, loin de là, vu l’immensité du challenge, mais je pense en avoir assez vu pour me faire une idée. Alors, qu’ai-je pensé de ce monde ouvert médiéval, ce retour au 15ème siècle fut réussi ? Voici mon verdict final les amis, bonne lecture à tous !


J’me présente, je m’appelle Henry

La vie d’un forgeron et de son fils, Henry

Dans Kingdom Come : Deliverance, on incarne le personnage de droite, Henry, fils de forgeron, qui va avoir beaucoup de soucis, énormément de problèmes. Mais bien évidemment, pour ne pas vous spoiler, je ne vous dirais absolument rien sur l’histoire, parce que ce serait quand même dommage de connaître l’intrigue et les rebondissements avant même d’y jouer, surtout que c’est hyper important dans ce cas de figure, alors autant garder la surprise. En revanche, ce que je peux vous raconter, c’est que notre apprenti forgeron Henry va avoir une longue et pénible quête, et ce sera à vous de faire en sorte que tout se passe bien. Et ce ne sera pas de tout repos, notamment dans un contexte politique aussi compliqué, en plein cœur de la Bohême, région d’Europe centrale, dont la République Tchèque faisait partie au 15ème siècle. Autant vous dire que cela risque d’être épineux pour notre héros, qui va devoir prendre les bonnes décisions pour rester en vie et réussir ce qu’il souhaite entreprendre. Ce ne sera pas du gâteau, oh que non.


Chevaliers, cavaliers et sans pitié

Vous allez en faire du chemin

C‘est d’ailleurs ce qui m’a attiré à jouer à ce Kingdom Come : Deliverance, c’est la possibilité de me perdre dans ce monde ouvert, à cette époque médiévale, et de me laisser bercer par l’atmosphère du 15ème siècle. C’est très étonnant d’ailleurs parce que bon, je ne suis pas un grand fan de l’ère médiévale, mais je ne sais pas pourquoi, Kingdom Come : Deliverance m’a de suite donné envie. Il faut reconnaître que dans les grandes lignes, il donne très envie de s’y plonger. Un open-world aux graphismes spectaculaires de réalisme, avec une sensation de liberté immense, un système de combat à la Skyrim, une ambiance captivante et une immersion immédiate, beaucoup de qualités pour décrire ce Kingdom Come : Deliverance. On a envie de tout voir, de tout faire, de tout parcourir, que ce soit à cheval ou à pieds, c’est le voyage assuré ! Un retour en arrière qui fait du bien, un RPG médiéval sans dragons, sans magie, mais avec beaucoup d’autres choses qui plairont à beaucoup d’entre-vous. Kingdom Come : Deliverance me captive, il est loin d’être parfait, mais bizarrement, je lui pardonne. Parce que oui, Kingdom Come : Deliverance n’est pas exempt de défauts, il faut bien avouer qu’il y a pas mal de choses à redire, ça tombe bien, j’en parle juste en dessous.


À la pêche aux bugs bugs bugs

Le cheval, le cheval, c’est vraiment génial

Kingdom Come : Deliverance devait sortir sous la forme de trois épisodes, avec un espace de parution pour laisser le temps à Warhorse Studio de peaufiner son bébé. Kickstarté depuis 2014, le titre s’est transformé en gros RPG de la muerte sous l’influence de l’éditeur Deep Silver, et forcément, lorsqu’on passe d’un petit studio à un mastodonte du genre, et bien ça ne se passe pas forcément bien côté développement. La preuve, il y a beaucoup de choses à redire dans la technique et la réalisation de Kingdom Come : Deliverance. Pourtant, des mises à jour ont vu le jour, patché comme jamais, ce n’est pas assez. Par où vais-je commencer ? Lors de mes nombreuses heures d’aventure avec le beau Henry, j’ai eu le droit à diverses choses assez surprenantes, certaines sont amusantes, d’autres gênantes. Des soucis de traduction, passer d’une VF absolument exquise et réussie à une version allemande en un clin d’œil, des gros problèmes de caméras dans les scènes de dialogues, l’absence de textures dans certains endroits, des bugs de collision, des bugs de PNJ, des bugs en veux-tu, en voilà. Chaque jour un nouveau bug, c’est véridique. Et cela peut clairement ruiné votre immersion, ajoutons à tout ça un système de sauvegarde absolument dégueulasse, ou encore un système de crochetage venu tout droit de l’enfer et vous obtenez un difficile mélange à avaler. Mais j’ai réussi à faire abstraction, et j’espère que vous aussi vous y arriverez, parce que ce n’est pas toujours évident je vous l’accorde.


Ouais mais il a du charme…

Malgré ses défauts, Kingdom Come : Deliverance reste captivant

Et ça c’est beau, quand on fait abstraction des défauts de l’autre pour simplement contempler sa beauté intérieure, c’est ça l’amour, le vrai. Concernant Kingdom Come : Deliverance, cela va être difficile de ne voir que la beauté intérieure, mais si vous faites un effort, vous risquez d’être emballé et de vivre une aventure absolument géniale dans l’ère médiévale. Il vous faudra une quarantaine d’heures pour voir le final, et encore davantage si vous êtes curieux et souhaitez fouiller tout sur votre chemin. Personnellement, j’en suis encore loin, j’avance petit à petit, session par session, et à chaque fois, le charme opère. Et j’en suis le premier surpris, de base, ce n’est pas du tout mon style de jeu, et avec tous ces bugs, je n’aurais pas persisté habituellement. Mais pour je ne sais quelle raison, Kingdom Come : Deliverance arrive à me charmer. Un RPG de taille, assez compliqué à maîtriser je trouve au début, mais avec le temps, on arrive à assimiler les choses. J’ai eu beaucoup de mal à me faire à l’inventaire, à la carte, au système de combat, aux interactions avec les PNJ et à toutes les possibilités que le jeu nous réserve. J’avais l’impression d’être jeté sans vraiment d’aide ou d’explication, et mes premiers pas ont été laborieux. Alors, ne lâchez pas l’affaire, persistez, je suis convaincu que vous allez aimer par la suite.


Conclusion : retour au Moyen Âge plutôt réussi

Kingdom Come : Deliverance est honteusement délicieux

Pour conclure ce test, je m’amuse bien sur Kingdom Come : Deliverance, mon jeu du moment. Alors oui il est loin d’être parfait, oui il est sans doute sorti beaucoup trop tôt, oui il est bourré de défauts, mais il est loin d’être catastrophique. Kingdom Come : Deliverance arrivera sans aucun doute à vous convaincre par son univers, son ambiance, son système de combat et de progression, son open-world réaliste, son immersion et sa facilité à nous plonger dans son monde. Il n’est pas évident à maîtriser, beaucoup de choses sont à corriger, voire même à jeter, mais l’habit ne fait pas le moine, il faut voir au delà de ce que l’on voit. Et une fois chose faite, ce n’est que du bonheur ! Surtout si vous êtes passionné de l’époque médiévaleKingdom Come : Deliverance est sans doute le meilleur compromis pour un retour dans le passé. L’écriture du jeu est divine, le charme des scènes cinématiques, le travail de réalisation est titanesque, sans doute de trop je vous l’accorde au vu du résultat, mais il faut constater que le job est fait, et qu’il fait bien plaisir manette en mains. Saisissant, immersif, addictif et passionnant, Kingdom Come : Deliverance est une pure merveille, qui sera sûrement encore meilleure avec de prochaines mises à jour. Je vous le recommande vivement !

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2 thoughts on “[TEST] Kingdom Come : Deliverance, un RPG captivant, mais loin d’être parfait

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