Gros coup de cœur pour ce Cuphead

Nouveau test en ce mois d’octobre d’un jeu que j’attendais avec impatience depuis son annonce, Cuphead ! Exclusivité Xbox One et PC du studio MDHR en collaboration avec Microsoft, un titre « Xbox Play Anywhere » vous permettant de jouer sur votre console ou sur votre ordi, partout où que vous voulez. Rares sont les exclusivités Xbox One en ce moment, mais quand il y en a, elles ne sont pas là pour faire de la figuration, en effet Cuphead fait déjà beaucoup parler de lui. Notamment grâce ou à cause de sa difficulté, de son tutoriel difficile à passer pour certains journalistes spécialisés (LOL), ou encore pour sa réalisation graphique digne des dessins animés des années 30. J’avoue que cela m’a surpris, je ne m’attendais pas à un jeu aussi ardu et pointu, mais cela ne me gêne aucunement, j’accepte le challenge Cuphead avec plaisir ! Voici mon test du jeu, version Xbox One.


Qu’est-ce que Cuphead ?

Cuphead et Mugman sont dans un sacré pétrin

Cuphead est un jeu de shoot au style arcade, au style retro des années 30. Dans celui-ci, on y incarne Cuphead et Mugman, habitants du royaume d’Inkwell Isle. Tout se passe bien dans leur quotidien, jusqu’à ce qu’ils se mettent à jouer aux jeux d’argent dans un casino tenu par le Diable en personne. Avares et cupides, ils osent défier la chance à de multiples reprises, jusqu’à ce qu’ils perdent, les obligeant à travailler pour le compte du Diable en récoltant des âmes comme remboursement. Cela ne va pas être facile pour nos deux héros, oh que non, si vous pensiez que Cuphead était un jeu aussi enfantin que son style graphique, je vous conseille de faire demi-tour. Dans ce jeu, vos nerfs seront mis à rude épreuve, vous allez perdre, beaucoup de fois, jusqu’à l’indécence, mais vous n’avez pas le choix, le Diable attend, et il ne plaisante pas.


Ça cartoon ou pas ?

Bon, on ne va pas l’ennuyer, continuons…

Gros point positif de ce Cuphead qui ouvrira la porte aux compliments de ce test, cette sublime direction artistique inspirée des Disney ou des Warner de l’époque. C’est d’ailleurs le premier argument qui m’a donné envie d’y jouer, vivre une aventure d’un dessin animé en jeu vidéo, ça a de la gueule. Tout est extrêmement soigné, que ce soit les graphismes, avec ce mélange 2D/3D du plus bel effet, l’ambiance musicale jazzy que je vous conseille vivement d’écouter tellement que c’est un bonheur pour les oreilles, ou encore ce filtre retro omniprésent absolument exquis pour les yeux, un délice. Cuphead se démarque déjà rien que pour ça, le studio MDHR peut être très fier de son bébé, c’est vraiment superbe. Quand on y joue, on a de suite un petit sourire, l’atmosphère du jeu est pas si joviale, vous l’aviez compris, mais le contraste donné par cette réalisation nous détend bizarrement. À la fois spectateur et acteur, Cuphead ne sera pas une expérience aussi facile à contempler qu’à maîtriser, vous allez vite le comprendre.


Run’n Gun, vous vouliez du challenge, vous êtes servis

Plusieurs niveaux de plate-forme à parcourir

Cuphead et Mugman vont devoir se frayer un chemin dans les passages plate-forme du titre, nommés Run’n Gun. Comme son nom l’indique, on va devoir parcourir ces tableaux, en utilisant nos capacités et notre self-control. Il va falloir donc courir pour atteindre la ligne d’arrivée, sauter pour esquiver les ennemis et progresser, tirer pour détruire les obstacles et les fouteurs de troubles. Pas de mode facile pour ce mode Run’n Gun, du Die’n Retry vous attend, vous allez perdre, vous allez progresser doucement mais surement, vous permettant de connaître par cœur les stages pour mieux les anticiper. De plus, si vous arrivez à atteindre la fin du stage, vous serez noté, en fonction de votre temps, de votre niveau de vie, de vos objets collectés. Cela ravira les plus téméraires d’entre-vous afin d’avoir la meilleure note partout. Autant vous dire que je ne serai pas de la compétition, je vous laisse vous battre, partez sans moi, je vais vous ralentir. Mais, avec tout ça, vous aurez la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences dans les boutiques présentes sur les différentes îles, qui vous aideront dans votre pénible aventure.


Les grands méchants sont arrivés, place au spectacle

Ils ne sont pas là pour plaisanter

En effet, et c’est d’ailleurs ce que le Diable vous demande, vous allez affronter de nombreux boss à travers votre aventure. Seul ou en coopération avec un autre joueur, vous allez passer un sale quart d’heure, enfin une sale heure, voire plus pour certains. Car oui, c’est difficile, vous n’y arriverez pas au premier essai, comme pour les Run’n Gun, il faudra déjà comprendre et analyser tous leurs mouvements et attaques afin de les exterminer. Beaucoup d’entre-vous jetteront l’éponge, d’autres s’acharneront encore et encore, et c’est tout l’intérêt de ce Cuphead. Une fois le boss éliminé, vous ressentirez une telle satisfaction que vous souhaiterez enchaîner sur un autre. De plus, la mise en scène et les animations sont un immense plaisir à regarder, mais pas de trop hein, cela risque de vous déconcentrer. Il vous faudra de la précision, chose pas si évidente dans ce Cuphead, de la concentration, et un peu de chance quand même. Une fois vaincu, vous signerez un contrat, prouvant que vous avez récolter l’âme de l’ennemi, monnaie d’échange contre votre liberté. Alors, bon courage !


Côté gameplay, simpliste mais pas tant que ça

Les phases d’avion sont tellement jouissives

Globalement, vous l’aviez compris, le gameplay de Cuphead est ultra simple à comprendre, des commandes basiques, on saute, on court, on tire, mais pas si facile que ça en fin de compte. Quelques imprécisions assez gênantes, même si c’est voulu pour plus de difficulté. Malheureusement, à cause de cette sublime direction artistique et surtout de ce filtre retro, j’ai eu comme un sentiment d’imprecision lors des phases de tirs ou lors des moments de plate-forme. Il m’est arrivé de nombreuses fois de ne pas voir un obstacle ou encore un ennemi à cause de cet aspect brouillon à quelques endroits. De plus, rajoutons à ça l’effet chargé des ennemis et leurs tirs à foison, on ne voit clairement plus rien. On est vite embrouillé et malgré toute notre concentration, le hasard ne fait pas forcément bien les choses. Il y a aussi les mouvements de nos héros parfois difficiles à réaliser, la rigidité est de mise, ça complique vite l’affaire. Combien de fois j’ai tenté de tirer à un tel endroit, mais ça n’a pas voulu, trop loin, trop près, trop centré, trop de trop quoi. Ce n’est que personnel, ce n’est que mon ressenti après plusieurs heures de jeu, et je sais bien évidemment que c’est l’effet recherché par le studio MDHR. Cependant, cela risque d’en frustrer plus d’un.


Conclusion : un shoot varié, original, et gratifiant

Une belle exclusivité console, je la recommande

Je ne dirais pas que c’est une surprise pour moi ce Cuphead, parce que je m’y attendais, une pépite hardcore, une magnifique exclusivité Xbox du studio HDMR disponible sur Xbox One et PCCuphead est le plus original et le plus beau shoot arcade du moment, avec du contenu varié, de la difficulté, du scoring et du challenge. Disposant d’une direction artistique aux petits oignons, il arrivera à vous émerveiller pendant plusieurs heures. Rapidement addictif, il sera difficile d’éteindre votre console et de lâcher votre manette, et le fait de pouvoir y jouer à la fois sur PC et/ou sur votre console Xbox One, c’est vraiment pas mal. Très punitif, parfois brouillon et imprécis, il m’est quand même du baume au cœur ce Cuphead, avec son ambiance de dessin animé, ses musiques et ses sons jazzy entraînants. Les combats de boss sont comme nul part ailleurs, on trouve de la joie dans ce cauchemar tout compte fait, c’est intelligent, remarquablement réalisé, un bijou à petit prix (20€ en téléchargement) ! Pour vous le procurer : Cuphead !

Vous avez craqué pour Cuphead vous aussi ?

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